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Workaholism : l’addiction au travail, qu’est-ce que c’est ?

Dépendance, obsession, sensation de manque : l’addiction au travail est une réalité pour certains salariés. Ce néologisme, mot-valise formé à partir de « work » (travail) et du suffixe de « alcoholism », désigne une addiction et des risques psychosociaux bien réels. Comment se traduit le workaholism, et peut-on le soigner ?

L’addiction au travail, définition

Apparu en 1971 dans les écrits de Wayne Edwards Oates, psychologue américain, le terme « workaholism » est parfois traduit en français par « boulomanie » ou « ergomanie ». Il désigne, chez certains salariés, une addiction au travail. Les symptômes sont semblables à ceux d’une dépendance à l’alcool ou à une drogue. Le salarié accro à son job, travaille sans compter et sans notion du temps, ressent une sensation de manque à la fin de la journée, le week-end ou lors de ses congés.

Dans son étude sur le travail liquide, JLL revient sur l’impact des nouvelles technologies et du nomadisme sur les habitudes de travail. Avec la fin des horaires fixes, envisagée par 62 % des Français, le quotidien devient à la fois beaucoup plus flexible mais également plus menacé. En étant toujours connecté au travail via ses mails par exemple, comment équilibrer ses temps de vie ? Aujourd’hui, préserver du temps libre est la priorité de 48 % des Français.

Selon des estimations américaines, 13 % de femmes et 8 % d’hommes seraient concernés par le workaholism : des chiffres à prendre avec précaution, car il existe encore peu de données sur le phénomène en France. Les spécialistes distinguent plusieurs types de dépendance au travail :

  • les workaholics enthousiastes, qui travaillent beaucoup, s’impliquent énormément dans leurs tâches et ressentent une satisfaction à la hauteur du nombre d’heures accomplies ;
  • les workaholics infatigables, qui n’envisagent pas la notion de repos, commencent un nouveau projet dès que le précédent touche à sa fin et s’épanouissent dans l’activité constante et intensive ;
  • les workaholics boulimiques, qui connaissent des périodes de travail intensives. Ces périodes sont appelées « binge working », en parallèle au « binge drinking », l’absorption massive d’alcool en très peu de temps dans l’unique but de s’enivrer.

Obsédés par leur travail, les addicts ne sont pas forcément plus performants. Une caractéristique source de frustration, qui peut plonger le salarié dans un cercle vicieux afin d’être toujours plus efficace.

Quelles conséquences pour les accros au travail ?

Prise très au sérieux, l’addiction au travail comporte de nombreux risques psychosociaux : pour autant, des solutions existent.

Les risques et conséquences

Le comportement des workaholics peut, dans certains cas, être influencé par le climat organisationnel de l’entreprise. Un esprit de compétition exacerbé, des objectifs exigeants, l’incitation à multiplier les heures supplémentaires, peuvent en effet favoriser le développement d’une addiction.

Les conséquences sont nombreuses pour les salariés touchés. En effet, ceux-ci sont davantage sujets à l’anxiété, aux insomnies et sont plus touchés par la dépression que les autres salariés. Dans la plupart des cas, une sensation de mal-être intérieur et une impression de culpabilité lors des périodes d’inactivité sont aussi décrites. Le risque de burn-out est aussi plus élevé pour les addicts au travail. Autre conséquence de cette accoutumance : l’apparition de troubles musculo-squelettiques liés à des sessions de travail excessives à un poste de travail

> À lire aussi : Les troubles musculo-squelettiques : définition

Les solutions au workaholism

Encore peu médiatisée en France, l’addiction au travail est pourtant une réalité. Un suivi régulier des salariés, par la médecine du travail, permet de détecter ces maux et d’y apporter une solution. Cependant, le rôle du manager est primordial. Il doit sonner la fin du management par le temps de présence, établir les bonnes règles de fonctionnement des outils technologiques et permettre aux salariés de déconnecter. En effet, d’après l’étude JLL Human Experience, 1 Français sur 4 aspire aujourd’hui à la déconnexion.

Par ailleurs, une réorganisation de l’emploi du temps, un réajustement des horaires de travail et une révision des priorités doivent être effectués, en collaboration avec le responsable des ressources humaines ou, à défaut, avec le responsable du salarié. De la même façon, il est impératif d’offrir aux salariés des espaces de travail pour se régénérer, comme le réclament 85 % des Français.




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