Incivilités au travail : la politesse se perd-t-elle ?

Les incivilités au travail existent au quotidien et dans toutes les entreprises.
S’ils peuvent paraître bénins, ces manquements aux règles élémentaires de politesse peuvent rapidement devenir pesants lorsqu’ils se répètent au quotidien.

Quelles sont ces incivilités au travail qui énervent les Français et à quoi sont-elles dues ?

Les incivilités au travail venues de l’extérieur

Les actes d’incivilités au travail prennent de nombreuses formes et selon une étude du cabinet Éléas, spécialisé dans la lutte contre les risques psychosociaux, environ 50% des salariés s’en plaignent. Une préoccupation croissante chez les employés, qui constatent que ce manque de savoir-vivre gagne du terrain avec les années.

Selon l’étude, le manque de politesse au travail est souvent le fait de clients et de visiteurs extérieurs. Leurs défauts récurrents : ils ne disent pas bonjour, critiquent ouvertement l’entreprise, parlent fort et ont tendance à être un peu « sans gêne ».

Certains des groupes concernés par ce manque de savoir-vivre, comme Monoprix, la Ville de Paris, la SNCF ou encore la Poste, ont mis en place en 2010 un « club » d’entreprises chargé de la prévention de ces incivilités au travail. Ces sociétés y partagent leurs bonnes pratiques et leurs techniques pour éviter que leurs clients ne perdent leur sang-froid et ne s’énervent sur les employés qu’ils sont amenés à rencontrer.

Politesse au travail : réapprendre le respect entre collègues

Au-delà des incivilités imputées aux clients, l’étude révèle que près de la moitié des employés accusent leurs collègues d’un manque de politesse au travail.

Passer un coup de téléphone personnel dans l’open space, semer le désordre dans les espaces partagés, ne pas dire bonjour aux autres membres de son équipe le matin : ces manquements au savoir-vivre seraient de plus en plus courants au sein des entreprises.

Selon le cabinet d’étude, la crise expliquerait en partie ce phénomène : les entreprises embauchent moins, les salariés en poste se voient attribuer une part de travail plus conséquente, disposent de moins de temps et seraient donc moins attentifs à leurs collègues. Par ailleurs, si le climat est tendu dans l’entreprise, les salariés qui craignent pour leur avenir ont tendance à sur-interpréter les gestes des autres et à considérer un oubli anodin comme une forme d’incivilité au travail.

Si ces petites fautes de savoir-vivre sont bénignes lorsqu’on les considère de manière isolée, elles deviennent bien plus pesantes lorsqu’elles se répètent au quotidien. L’étude montre qu’un employé ignoré par l’un de ses collègues, à qui l’on ne dit pas bonjour par exemple, a tendance à se sentir dévalorisé et plus anxieux s’il souffre chaque jour de ce manque de politesse au travail. Une bonne raison pour les entreprises de se pencher réellement sur le problème.

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