Le Grand Paris en chiffres

Le Grand Paris concentre au total 31 pôles tertiaires de plus de 200 000 m2. La Défense en tête, ces territoires attirent les entreprises nationales et internationales parmi les plus prestigieuses. Loyers moyens, taux d’occupation, adaptation de l’offre à la demande : focus sur le Grand Paris en quelques chiffres clés.

Le Grand Paris, qu’est-ce que c’est ?

Le Grand Paris est un projet mené afin de transformer l’agglomération parisienne en métropole mondiale et européenne, moderne et adaptée aux attentes de ses occupants. Le but est à la fois d'améliorer le cadre de vie et de travail dans cette zone, de corriger les inégalités entre les territoires et de bâtir une ville durable.

Si La Défense est le quartier d’affaires le plus connu du Grand Paris, 30 autres pôles tertiaires accueillent les entreprises françaises et internationales. Ces quartiers, présents à Paris intra-muros, se répartissent également autour de Roissy-Charles-de-Gaulle, sur les rives de Seine, aux alentours de Marne-la-Vallée ou encore près d’Orly.

Pour recevoir la qualification « quartier d’affaires », ces pôles doivent répondre à des critères précis, définis par l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU), comme par exemple proposer un parc de bureaux de plus de 200 000 m2, avec une proportion de bureaux supérieure à 50 %.

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Le Grand Paris, un territoire attractif pour les entreprises

Le Grand Paris constitue l’un des pôles leaders en Europe.  Avec des offres diversifiées, des surfaces intéressantes et des loyers modérés, le pôle devance Londres en matière d’attractivité et permet aux entreprises d’acheter des locaux et de les rénover tout en maîtrisant leur budget. En moyenne, les loyers pratiqués se situent entre 300 et 450 € le m2.

Caractéristique propre aux quartiers d’affaires : leur vieillissement rapide, nécessitant des rénovations plus fréquentes que dans l’immobilier en général. Sur les 31 quartiers d’affaires du Grand Paris, l’offre représente 19 millions de m2 sur un total de 39 millions de m2. 80 % de ces surfaces se trouvent à Paris et dans les Hauts-de-Seine ; toutefois, le tableau semble évoluer petit à petit.

Pour preuve, l’implantation réussie du site de Landy-Pleyel, à Saint-Denis. Cette friche industrielle, transformée en pôle tertiaire de 35 hectares, affiche quasiment complet. 13 ans après sa création, il a su s’imposer sur le marché grâce à des loyers très compétitifs et une bonne desserte. Generali, Arcelor, SNCF, Artelia, Siemens, GDF Suez, SFR font partie de ses prestigieux pensionnaires. La commune, choisie pour accueillir le village olympique si les JO ont lieu à Paris, pourrait largement profiter de cette publicité.

L’Hexagone Balard est également un site en mutation, en grande partie grâce à l’arrivée du ministère de la Défense. Le quartier, en pleine rénovation, accueillera prochainement la tour Triangle, avec ses 80 000 m2 destinés aux entreprises. Un projet colossal qui vient gonfler l’offre de bureaux au sein du Grand Paris et fait débat alors que d’autres bureaux, déjà construits, ne trouvent pas preneurs.

Une offre trop importante par rapport à la demande ?

À Montreuil, l’heure est aussi à la mutation. Exit les tours démesurées : les bureaux prennent place dans des immeubles de 5 étages maximum et dans une vingtaine d’usines rénovées pour l’occasion. Avec ses 420 000 m2 et ses 20 000 emplois, le Bas Montreuil est l’un des plus gros quartiers d’affaires du Grand Paris, abritant entre autres Décathlon, Ubisoft, l’Urssaf ou BNP. Quartier animé et bien desservi en matière de transports, il séduit par ses loyers peu élevés et affiche presque complet.

Autre refonte prévue, celle des Ardoines qui prévoit de transformer 300 hectares du site pour en faire un gigantesque quartier à dominante économique, à proximité immédiate de Paris, Orly et Vitry-sur-Seine. 300 000 m2 de bureaux et 80 000 m2 d’activités sont au programme, avec une livraison prévue pour 2022.

Le quartier d’affaires de Noisy-le-Grand, en revanche, est en difficulté. En cause : ses infrastructures vieillissantes datant des années 1970, et sa distance par rapport à Paris. Riche de 350 000 m2, ce pôle tertiaire est situé à l’est de la Seine-Saint-Denis. Si IBM, Lavazza ou Groupama s’y sont établis, aucune implantation majeure n’a marqué ce quartier du Grand Paris récemment. Ici, les loyers bas posent problème, car ils ne permettent pas de rénover un quartier devenu désuet.

Les quartiers d’affaires du Grand Paris sont globalement en pleine transformation, dans le but de rénover des installations obsolètes ou pour retenir les entreprises déjà installées. L’arrivée du Grand Paris Express (réseau de transports permettant de simplifier l’accès au Grand Paris, dont la mise en activité est prévue entre 2020 et 2030), pourrait offrir une nouvelle chance à des quartiers qui pâtissent de leur éloignement avec la capitale.

> À lire aussi : Métropole du Grand Paris : où en est-on ?


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