Comment choisir son avocat d’entreprise ?

Un avocat d’entreprise peut jouer un rôle déterminant dans l’avenir de la société qu’il défend, d’où l’intérêt de le choisir avec attention car tous ne se valent pas. Généraliste ou spécialiste, montant des honoraires, qualité du contact humain : aucun élément ne doit être négligé au moment de choisir son avocat.

Avocat d’entreprise : généraliste ou spécialiste ?

Le hasard n’a pas sa place au moment de choisir son avocat d’entreprise. Malgré une carte de visite flatteuse, celui-ci peut ne pas convenir à vos attentes concernant le type d’affaires à traiter.

En règle générale, un avocat spécialisé dans le droit des sociétés, le droit commercial ou encore le droit fiscal sera plus apte à répondre à vos attentes qu’un avocat généraliste. Toutefois, un généraliste peut aussi être très compétent dans plusieurs domaines.

Lors du premier entretien, il est primordial qu’un bon contact se crée. Si votre potentiel futur avocat d’entreprise manque de transparence, de précision, se montre pressé, peu disponible ou ne vous inspire tout simplement pas confiance dès la première rencontre, inutile d’aller plus loin.

Si vous pouvez vous appuyer sur votre entourage professionnel, faites confiance au bouche à oreille, souvent plus fiable qu’un CV élogieux. Vous pouvez également avoir recours à la liste des avocats de votre département, disponible en mairie, au tribunal le plus proche ou dans les bureaux de l’Ordre des avocats.

Choisir son avocat d’entreprise : gare aux honoraires !

Les honoraires d’un avocat sont libres et définis entre lui et son client. Quatre formules de rémunération existent :

  • l’honoraire au temps passé : il s’agit de multiplier le nombre d’heures travaillées par la rémunération horaire, qui peut aller de 75 à 450€ de l’heure.
  • l’honoraire forfaitaire, calculé en fonction d’un quota d’heures prédéfini.
  • l’honoraire de résultat, qui récompense un avocat gagnant une procédure ou un conseil.
  • l’abonnement, utile si les prestations de votre avocat d’entreprise sont régulières ou si vous lui confiez vos déclarations fiscales, par exemple.
Il est possible de panacher plusieurs formules : un avocat peut ainsi demander un honoraire au temps passé complété par un honoraire de résultat, par exemple.

À savoir qu’un avocat demandant des honoraires peu élevés n’est pas forcément moins compétent : les avocats débutants, qui souhaitent se faire connaître ou qui proposent des frais de fonctionnement modiques sont généralement moins chers.

Avant de choisir votre avocat d’entreprise et de lui confier un dossier ou une procédure, vous êtes en droit d’exiger un devis TTC, aussi appelé « convention d’honoraires ». Il est possible de négocier un tarif si vous considérez celui-ci trop élevé, sans espérer un rabais démesuré pour autant.

Enfin, sachez que vous avez parfaitement le droit de changer d’avocat d’entreprise en cours de procédure judiciaire si vous n’êtes pas satisfait ; vous devrez toutefois rémunérer le travail déjà effectué.

Attention : changer trop souvent d’avocat peut porter préjudice à votre dossier, d’où l’intérêt de le choisir avec attention dès le départ.

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