L’éclairage des locaux : sécurité et confort sur le lieu de travail

Le confort en entreprise prend une place de plus en plus importante pour le salarié soucieux d’évoluer au sein d’un environnement de travail agréable.
L’utilisation d’un éclairage adéquat est l’un des moyens assurant la sécurité et le bien-être des employés.
La loi impose t-elle un éclairage des locaux spécifique ? Quelles sont les règles à respecter pour bien éclairer un lieu de travail ?

Que dit la loi en matière d’éclairage des locaux ?

L’éclairage de locaux professionnels est soumis à une réglementation stricte à laquelle doit se soumettre l’employeur.

Depuis août 1983, l’éclairage sur les lieux de travail fait l’objet de plusieurs décrets et lois spécifiques concernant :
- l’éclairage des lieux de travail (décret destiné au chef d’entreprise) ;
- les règles relatives à l’éclairage auxquelles doivent se conformer les maîtres d’ouvrage pour une activité industrielle ;
- l’éclairage naturel et la vue sur l’extérieur.

Cette réglementation fait partie intégrante du Code du Travail. Elle s’applique tant aux locaux dans lesquels s’exerce l’activité professionnelle qu’à leurs dépendances (couloirs, escaliers, etc).

Eclairage des locaux : les règles à respecter

L’INRS, Institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, a établi des prérogatives relatives à l’éclairage du lieu de travail conforment à la règlementation en vigueur. Elles visent à respecter le confort de travail et la sécurité sanitaire des salariés.

Combiner lumière artificielle et lumière naturelle

La lumière naturelle doit être privilégiée dans les locaux où s’exerce une activité professionnelle. Les locaux professionnels doivent compter des fenêtres transparentes donnant sur l’extérieur et à hauteur de vision.
Si toutefois les locaux sont en sous-sol, des sources de lumière compensatoires doivent être installées.

Des éclairages adaptés aux postes de travail

Il est nécessaire de respecter certaines prérogatives concernant l’éclairage des locaux afin d’assurer le confort visuel des salariés.

Il est primordial de porter une attention particulière :
- au mode d’éclairage choisi : il peut s’agir d’un système d’éclairage direct ou semi direct ;
- aux sources lumineuses adoptées : halogènes, lampes à décharge…

Les zones de travail intérieures doivent être protégées de l’éblouissement soit par le biais d’ouvertures, soit par l’apposition de protections sur les sources d’éclairage.

Les maîtres d’ouvrage ont l’obligation d’installer des vitres à hauteur des yeux. De même, si l’espace de travail est soumis à un très fort rayonnement, des mesures doivent être prises afin d’y remédier. On peut notamment poser des vitres réfléchissantes ou des vitres absorbant les rayons.

Eclairer les lieux annexes

La réglementation relative à l’éclairage concerne à la fois les locaux et leurs dépendances, mais également tous les espaces extérieurs et voies de circulation empruntées par les salariés.

La réglementation fixe des valeurs minimales à respecter.

Pour les espaces de travail intérieurs :
- pour les voies de circulation intérieures minimum 40 Lux ;
- pour les vestiaires et sanitaires envisager minimum 120 Lux ;
- pour les locaux aveugles affectés à un travail permanent, 200 Lux.

Pour les espaces extérieurs :
- pour les voies de circulation envisager minimum 10 Lux ;
- pour les espaces extérieurs où est effectué un travail permanent prévoir minimum 40 Lux.

Selon le type d’activité :
- pour la mécanique moyenne, dactylographie, travaux de bureaux prévoir minimum 200 Lux.

De manière générale la lumière naturelle demeure la source la plus adaptée pour bien éclairer des locaux. Elle ne doit cependant pas éblouir les salariés.

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