Immobilier durable : les bureaux et bâtiments verts peinent à séduire les entreprises

Selon une étude menée par Novethic, les « bureaux verts » ne remportent pas une complète adhésion auprès des professionnels de l’immobilier d’entreprise et des entreprises. Quelles sont les raisons à l’origine de cette réticence ?
  • Contexte de l’étude
L’étude « Immobilier tertiaire et performance environnementale » publiée au début du mois de décembre 2013 par Novethic présente le point de vue de 80 professionnels du secteur de l’immobilier d’entreprise sur les bâtiments et bureaux certifiés HQE (Haute Qualité Environnementale).

Dans le cadre cette enquête, ont été prises en compte : les transactions effectuées en Île-de-France entre 2005 et 2012 et notamment celles qui concernaient les bureaux possédant une superficie minimum de 5 000 m².

  • Immobilier durable : un véritable désamour ?
L’étude a permis de mettre en lumière le fait que l’immobilier durable, et notamment les bâtiments verts suscitent un certain attrait chez les entreprises :
- 95% des professionnels interrogés ont indiqués que le marché de l’immobilier durable pouvait être intéressant dans le cadre du développement d’une politique de responsabilité civile ;
- 86% estiment que des locaux verts peuvent contribuer à améliorer leur image ;
- 85% pensent que des locaux plus écologiques sont un atout pour diminuer le montant des charges d’exploitation ;
- 81% évoquent enfin le bien-fondé des bureaux verts pour le confort des employés.

  • Les freins à l’adoption de l’immobilier durable
Malgré l’intérêt porté par les entreprises et les professionnels à l’immobilier durable, un certain nombre de freins empêchent leur adhésion complète aux locaux de nouvelle génération. Les professionnels ne sont en effet pas entièrement satisfaits par l’offre disponible. Les principaux points de réticence évoqués sont les suivants :
- 82% considèrent que les coûts des bureaux et bâtiments verts sont plus importants que la moyenne ;
- 30% sont peu convaincus par les économies et les bénéfices environnementaux générés par les bâtiments verts ;
- 70% évoquent une offre mal adaptée et peu diversifiée en termes de produits ;
- 67% estiment que la localisation de l’offre pose problème et ne répond pas aux besoins.

  • Une marge de progression possible ?
À la vue des résultats mis en avant par l’étude, la marge d’évolution du secteur de l’immobilier durable semble très importante.
Cette idée est partiellement corroborée par le fait qu’environ 42% des entreprises sont insatisfaites des performances énergétiques des bureaux qu’elles occupent actuellement.

En termes d’amélioration, les auteurs de l’étude préconisent la mise en place d’une « garantie » sur les performances des bureaux verts. À cela devraient s’ajouter une meilleure flexibilité en ce qui concerne l’aménagement intérieur ainsi qu’une meilleure pris en compte du confort et de la santé des utilisateurs des locaux.

Ces articles peuvent également vous intéresser

JLL vous propose les offres suivantes: